Le 2 août 2021 était adopté le texte de bioéthique qui ouvrait la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples lesbiens et aux femmes seules. Il supprimait également le critère médical d’infertilité et autorisait l’autoconservation des ovocytes sans motif médical. Il a permis par la même occasion la reconnaissance de la deuxième mère comme parent à part entière dès la naissance. Un grand pas pour les femmes concernées. Depuis 2021, la demande de PMA a été multipliée par huit et plus de 12 000 femmes seules ou en couple en ont déjà bénéficié. Mais dans la pratique, et faute de moyens adéquats, les femmes sont toujours confrontées à un temps d’attente moyen que l’Agence de la biomédecine estimait l’an dernier à 17,7 mois, mais qui peut aller jusqu’à cinq ans. C’est pourquoi nombre d’entre elles préfèrent partir à l’étranger (en Belgique, en Espagne ou au Danemark) où ce délai est compris entre quatre et huit semaines. Là encore, le manque de crédits alloués freine l’exercice d’un droit et pénalise des dizaines de milliers de femmes.