Mercredi 15 juillet, à l’occasion de la fête de la grève qui annonçait l’entrée dans leur quatrième semaine de grève, les salariés du Samu social de Paris avec la CGT et Utopia56 ont annoncé occuper les lieux.
Avant ça, se sont succédé au micro de la fête : des musiciens, des collègues du social en soutien, des étudiantes et étudiants, des syndicalistes, mais aussi des femmes en situation de rue, déplorant l’indignité dans laquelle elles sont placées.
Les grévistes du Samu social ont quant à elles et eux exprimé ensemble leur refus de continuer à travailler dans ces conditions, et leur satisfaction à être unies dans la lutte avec les personnes qu’elles ne peuvent pas soutenir dans le cadre de leur travail, faute de moyens.
Un communiqué commun entre la CGT et Utopia56 annonçait ensuite l’occupation du parvis du siège du Samusocial jusqu’à l’obtention des revendications dont les principales sont : l’amélioration des conditions de travail et de salaire des salariés du Samusocial de Paris et la mise à l’abri de toutes les personnes sans logement. Dans le lot : des familles, des enfants, des mineurs isolés dont la mairie a nié leur minorité et remis à la rue, des adultes seuls, parfois malades ou en situation de handicap… qui se battent pour leurs droits!
Une lutte exemplaire comme il en faudrait partout, et en même temps. Parce qu’on ne pourra compter que sur nos propres forces et sur l’unité de notre camp social, pour faire vivre la solidarité et contrer les politiques brutales et meurtrières des dirigeants du patronat et des autorités publiques au service de la bourgeoisie.
Soutien à la grève et à l’occupation !
Correspondante
