Le 16 juillet, juste à la veille des congés, la direction de Stellantis Douvrin près de Lens annonce la fermeture définitive du site et la fin de la production de moteurs thermiques d’ici octobre. « Cessation d’activité » dit la direction ? « Non c’est bien une fermeture ! » répondent les syndicalistes conséquents.
Une trentaine de salariés avaient déjà accepté leur mutation à Stellantis Hordain (à 70 kilomètres, soit 50 minutes de trajet supplémentaire en voiture), à peine plus à Stellantis Valenciennes (même distance).
Mais il y a encore 150 ouvriers sur le site à reclasser, que la direction semble avoir « oubliés ». Auxquels il faut ajouter les salariés partis en congé mobilité (sorte de licenciements-démission), souvent par défaut et sous pression, qui n’ont pour beaucoup aucune garantie d’emploi, encore moins au-dessus du Smic et, à court terme, sans aucune compensation financière. Tout cela sans compter une quarantaine de salariés précaires, auprès desquels la direction s’était engagée, même chose pour les sous-traitants (gardiennage, nettoyage, etc.) qui n’existent déjà plus pour la direction. Cette dernière ne leur propose le moment que des dépôts de CV sur des forums-emplois bidon.
Les syndicalistes du site rappellent que les ouvriers étaient plus de 1 500, sans compter les sous-traitants, sur le site de Douvrin il y a cinq ans, que les mirages de fabrication de batteries électriques à l’usine sur-subventionnée d’ACC, de l’autre côté de la rue, n’ont permis de reconvertir que 300 salariés du site et que beaucoup y ont « essuyé refus sur refus ».
Au moment où Stellantis passe maintenant à la fermeture programmée du site de Poissy en région parisienne (pour 2028) et au passage à une équipe dès novembre, avec probablement 300 postes supprimés à la clé, voilà ce que démontre l’exemple de Douvrin des méthodes de Stellantis pour tous les salariés menacés !
Isolés, dos au mur, la direction ne proposera même pas des garanties minimales ! Au contraire : unis et coordonnés avec les travailleurs menacés de Stellantis, de Renault, des sous-traitants, de la métallurgie ou bien au-delà, la lutte permettrait d’obtenir bien plus que de trop faibles indemnités !
Correspondant
