L’Assemblée nationale vient d’adopter définitivement la loi sur l’urgence agricole qui, entre autres, autorise à nouveau l’utilisation de deux pesticides dangereux qui figuraient déjà dans le projet de loi Duplomb contre lequel une pétition avait recueilli plus de 2 millions de signatures. Des signatures qu’ont superbement ignorées une majorité de députés de droite, d’extrême droite et du centre. Et il en va de même pour le projet de loi surnommé « permis de tuer » qui considère que policiers et gendarmes sont, a priori, en état de légitime défense lorsqu’ils font usage de leurs armes. Là encore plus de 717 000 signatures ont été recueillies pour s’opposer au texte qui passera cependant devant les parlementaires comme une lettre à la poste. Car ce droit de pétition est fortement biaisé. En effet si l’Assemblée nationale est tenue de mettre en ligne les pétitions sur son site dès qu’elles atteignent 100 000 signatures, les commissions et les présidents des groupes parlementaires ne sont nullement obligés d’en tenir compte. Bref un coup d’épée dans l’eau…