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La fausse sortie de la ministre de l’Écologie

À la veille de la discussion par le Parlement, avec le soutien du gouvernement, de la loi d’urgence agricole, qui ré-autorisait deux pesticides dangereux pour la santé et l’environnement, la ministre de l’Environnement, Monique Barbut, avait fait savoir urbi et orbi qu’elle démissionnerait immédiatement de son poste si cette loi était adoptée. Elle l’a été… et Barbut est toujours là. Dans un premier temps, avec force publicité, elle a annoncé qu’elle se rendait à l’Élysée pour remettre sa démission à Macron. Mais au cours de la discussion qui a suivi, ce dernier l’aurait convaincue de rester. Ce qu’elle a accepté « face à l’urgence d’agir contre les conséquences du changement climatique qui frappent durement notre pays et pour répondre aux enjeux de santé environnementale ». Quelle abnégation ! Selon leurs entourages respectifs Macron et Barbut se seraient mis d’accord sur les « trois piliers fondamentaux au cœur de la mission de la ministre : la forêt, l’eau et la santé environnementale ». Des lieux communs qui l’ont satisfaite. Une pseudo mini-crise qui a surtout permis à l’opinion de découvrir qu’il existait… une ministre de l’Écologie à défaut d’une politique en faveur de l’écologie.