Dix mois après un braquage retentissant, qui avait vu des malfrats s’introduire par une fenêtre dans le célèbre musée et faire main basse sur un lot importante de bijoux, la galerie d’Apollon, où ils étaient exposés, vient de rouvrir au public. Mais dans une interview accordée au Parisien, le président du musée, Christophe Leribault, a indiqué que les « collections et objets précieux » exposés dans cette salle, close depuis le vol, avaient été mis à l’abri. Circulez il n’y a plus rien à voir… sauf les peintures murales et les plafonds. C’est toujours ça. Il y a des années que les organisations syndicales attirent l’attention sur la vétusté du plus célèbre musée parisien qui, à cours d’argent, n’a pas les moyens de sécuriser ses collections. Alors on improvise et a défaut de les protéger on les cache. Selon Leribault, qui se veut positif, la galerie d’Apollon a donc désormais vocation à redevenir ce qu’elle était au XVIIe siècle, une « galerie d’apparat » dans laquelle on déambule et dont on admire les décors. En guise de cache-misère on évoque un retour aux sources. Ça ne mange pas de pain et surtout ça ne coûte rien.