Qu’importent les massacres à Gaza, les exactions de toutes sortes en Cisjordanie, le pilonnage et la destruction de villages au Sud Liban. Comme si de rien, n’était la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, continue de mener des négociations avec le gouvernement israélien afin de finaliser un accord de sécurité et de coopération policière. Le but est de permettre l’échange de données à caractère personnel hautement sensibles entre l’agence européenne Europol d’une part, la police israélienne et le Shin Bet (agence de sécurité intérieure) de l’autre. Un accord précédent, qui excluait tout transfert de données à caractère personnel, avait été signé entre 2018 mais est jugé aujourd’hui obsolète. D’où les nouvelles négociations voulues par von der Leyen malgré l’opposition de plusieurs États membres et les réserves des services juridiques de Bruxelles. Si elles aboutissaient, cela permettrait à l’État sioniste de mettre la main sur nombre de renseignements concernant les Palestiniens exilés en Europe mais aussi sur celles et ceux qui leur viennent en aide, tout ça bien sûr au nom de la lutte « contre le terrorisme ». Un exemple parmi d’autres de la complicité de l’Union européenne avec Israël.