Après son offensive contre les arrêts maladie le gouvernement s’attaque aux droits des victimes du travail. Il veut les réduire de 800 millions d’euros soit en baissant les indemnités journalières, soit en les imposant alors qu’elles compensent déjà des pertes de revenus. Selon Denis Gravouil, secrétaire confédéral responsable de la protection sociale à la CGT, cité par L’Humanité, « le ministre du Travail a convoqué en début de semaine dernière la présidente Medef de l’Accident du travail-Maladies professionnelles (AT-MP) et les deux vice-présidents CFDT et CGT, en leur disant, il faut me trouver 800 millions d’euros d’économies, et si vous ne les trouvez pas, on va prendre un décret ». Encore un mauvais coup qui se prépare contre les travailleuses et les travailleurs prétendument pour retrouver l’équilibre de l’Assurance maladie dont une partie du déficit est en grande partie de la responsabilité du gouvernement qui n’a jamais hésité à puiser dans ses caisses. Comme le dit fort justement la Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés (FNATH) « un accidenté du travail n’est pas responsable de son arrêt. La justice sociale exige réparation, pas précarité ! ».