Lundi 22 juin, dès 9 heures, à Gennevilliers, certaines salles d’école atteignaient 37 °C. Idem à Grenoble, où on a relevé plus de 35 °C dans plusieurs établissements.
Le ministre de l’Éducation Geffray, renommé par les collègues « J’ai frais », n’a rien anticipé : ni aménagement des locaux, ni aménagement des horaires. Il a maintenu les épreuves écrites du brevet sous la chaleur, et, pour les oraux du bac, il laisse seulement la possibilité d’en reporter certains qui ont lieu l’après-midi… Mais reconvoquer des milliers de candidats risque de poser des problèmes incommensurables, et 48 heures avant le début des épreuves aucune consigne n’est encore donnée.
Dans certaines villes, comme Isigny-le-Buat dans la Manche, ou Bois-Colombes dans les Hauts-de-Seine, face à l’inaction des pouvoirs publics, ce sont carrément les parents qui s’organisent pour poser des couvertures de survie sur les vitres, les recouvrir de blanc de Meudon ou amener des ventilateurs… Et lorsque les collègues exercent leur droit de retrait, comme dans le Val d’Oise, les chefs, les inspecteurs, et les recteurs les montrent du doigt et refusent de recevoir les délégations, sous prétexte de… canicule !