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États-Unis : l’argent, nerf des campagnes électorales

Le Parti démocrate a annoncé que la vice-présidente américaine, Kamala Harris, avait recueilli, lors d’un vote en ligne, le soutien de plus de la moitié des délégués à la convention qui doit décider de son investiture comme candidate à l’élection présidentielle. Dans le même temps, son équipe de campagne a fait savoir qu’elle avait récolté 310 millions de dollars (287 millions d’euros) en juillet, plus du double des fonds recueillis par Donald Trump, un montant en grande partie engrangé depuis que la vice-présidente a remplacé Joe Biden pour l’élection de novembre. Cet accent mis sur le montant des sommes recueillies est un clin d’œil à l’électorat pour lui montrer que la candidate a le soutien non seulement d’un nombre grandissant d’électeurs et d’électrices, mais aussi des milieux d’affaires. Car, sans leur soutien, aucun candidat ne peut être élu. Rappelons qu’en 2020, lors de la dernière élection présidentielle, tant Trump que Biden avaient dépensé chacun 1,3 milliard d’euros pour leur campagne, une somme essentiellement destinée à payer des spots de propagande à la télévision. Un système bien rôdé destiné à laisser seuls en lice les deux grands partis de la bourgeoisie, les éventuels candidats « indépendants » étant condamnés, faute de moyens, à ne faire que de la figuration.