La confirmation par la Cour de cassation de la condamnation à 14 ans de réclusion pour Mario Roggero, un bijoutier qui, en 2021, avait réussi à chasser deux braqueurs de sa boutique, avant de les abattre, alimente les conversations en Italie.
L’extrême droite n’a surtout pas voulu être en reste, et elle n’a pas manqué d’instrumentaliser l’affaire, au nom de la « légitime défense ». Quand bien même celle-ci peut difficilement être invoquée, le bijoutier ayant tiré au pistolet sur la voiture des braqueurs (munis l’un d’un couteau et l’autre d’un pistolet jouet) alors qu’ils étaient sur le point de s’enfuir.
On a assisté à une honteuse compétition de démagogie entre les partis d’extrême droite : tous en appellent au président de la République pour demander la grâce du bijoutier. Futuro Nationale, le nouveau parti néo-fasciste de l’ex-général Vannacci, manifestant avec des banderoles « Io sto con Roggero » (moi je suis avec Roggero), qualifié de « super Mario ». Et, aussi bien Salvini, dirigeant de la Lega, que Vannaccci ont proposé de présenter le bijoutier sur leurs listes aux prochaines élections.