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L’Union européenne sur les traces de Trump contre les migrants

Alors que les pays de l’Union européenne (UE) se sont déjà hérissés de barbelés, que sa police des frontières, Frontex, est en grande partie responsable de milliers de morts dans les naufrages d’embarcations précaires en Méditerranée et des violences subies par les migrants de la part des sinistres garde-frontières libyens, le Parlement européen vient de durcir une législation déjà scélérate contre les migrants.

La mesure phare adoptée est la création de « plateformes de retour » dans des pays extérieurs à l’UE – on parle du Rwanda, de l’Ouganda, ou encore de l’Ouzbékistan, des pays dont les régimes ne sont pas particulièrement connus pour leur respect des droits humains !

« [Ce règlement] permet de renvoyer les familles dans n’importe quel pays du monde, avec lequel elles n’auront aucun lien » : la dénonciation vient de la députée centriste Fabienne Keller, en rupture avec les macronistes. De plus, les droits de la police sont étendus tandis que la durée possible de rétention administrative est allongée. Des mesures qui n’ont rien à envier à celles prises par Trump aux États-Unis, où l’arbitraire et la brutalité de la police de l’immigration, l’ICE, a pourtant montré le visage hideux des politiques anti-migrants.

Ces mesures ont été portées par l’union de la droite et de l’extrême droite au Parlement européen. Une préfiguration de ce que les Retailleau et les Bardella-Le Pen s’apprêtent à faire demain.

J.-J. F.