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Mal-logement : vers la suppression de l’APL pour 200 000 étudiants l’an prochain

L’Inspection générale des finances et l’Inspection générale des affaires sociales préconisent dans un rapport commandé par le gouvernement de réformer les politiques familiales par le biais de dix mesures antisociales pour réaliser 4,2 milliards d’économies. Parmi elles, la plus spectaculaire est la révision du mode de calcul des aides pour le logement (APL) pour les étudiants. Il s’agirait désormais de tenir compte des revenus des parents, même si l’étudiant ne dépend plus d’eux sur le plan économique. Une mesure qui nie l’existence de ruptures familiales et la volonté d’émancipation des jeunes. Selon les organisations étudiantes, bien plus qu’un simple changement de calcul, cela va entraîner la suppression directe des APL (qui se montent de 100 à 250 euros par mois) pour plus de 200 000 étudiants et la baisse de l’allocation pour 150 000 étudiants supplémentaires. Déjà près de 100 000 étudiants (étrangers extra-communautaires et non boursiers) se sont retrouvés privés de cette aide vitale depuis le 1er juillet. Et nous sommes bien sûr solidaires des étudiants en butte aux attaques gouvernementale contre leur niveau de vie.