Le tribunal judiciaire de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, examine l’affaire qui oppose Timothée Esprit à son patron Toray-CFE, premier producteur mondial de la fibre carbone. Ce dernier tente, depuis des mois, de licencier Esprit, un dirigeant local de la CGT qui travaillait sur un des sites de l’entreprise situé à Abidos près de Mourenx, dans les Pyrénées-Atlantiques. En mars dernier la cour d’appel avait annulé un premier licenciement du syndicaliste coupable, aux yeux de son patron, d’avoir posté sur son compte personnel Facebook, une photo du Front populaire de libération de la Palestine. Cette fois la direction lui reproche d’avoir rendu visite à plusieurs reprises au militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah alors qu’il était incarcéré à la prison de Lannemezan. L’inspection du travail a refusé ce nouveau licenciement. Toray-CFE a donc saisi le ministère du Travail pour obtenir gain de cause en accusant Esprit de s’acoquiner avec des « terroristes ». Plusieurs manifestations et débrayages de solidarité ont été organisés ces dernières semaines, notamment par la CGT et des collectifs de soutien à la Palestine.