Lundi 19 mai, les chauffeurs de taxi étaient mobilisés partout dans le pays contre la nouvelle convention qui encadre les transports sanitaires. Les taxis conventionnés assurent le transport des patientes et patients, puis sont remboursés par la Sécurité sociale. La nouvelle convention va réduire ce remboursement, en ne rémunérant plus les retours à vide, ni les temps d’attente. Cette nouvelle règle impacte notamment les zones rurales, où les taxis ont peu de chance d’éviter un retour à vide, ce qui se traduira par une perte de revenu de 25 à 30 % selon les organisations professionnelles, voire l’abandon de l’activité dans certains cas. Comme d’habitude, l’État cherche les économies sur le dos des services utiles à la population. Il n’en reste pas moins que le service de transport sanitaire devrait être public, car, aujourd’hui en partie privé, il participe surtout à l’enrichissement des compagnies de taxis, pas aux petits taxis individuels.