Nos vies valent plus que leurs profits

Nouvelle offensive russe contre l’Ukraine

Sur sa chaîne Telegram, une ONG d’oppositionnels russes à la politique de Poutine1 égrène un bilan détaillé des morts et blessés, hommes, femmes et enfants, que la dernière offensive russe contre l’Ukraine a faits le week-end des 24 et 25 mai : des dizaines de morts et une centaine de blessés dans des villes et villages de huit oblasts, la destruction de maisons, immeubles, aires de jeux, entreprises, sites énergétiques. La guerre se mène sur les lignes de front, mais aussi contre la population, par des bombardements qui anéantissent ses moyens de vivre.

Et le cynisme des impérialistes impliqués dans cette guerre, pour se disputer zones d’influence et richesses (à Poutine 20 % du territoire, à Trump ses richesses minières !), est sans bornes. Avant cette toute dernière offensive, Poutine et ses généraux ont fait savoir à l’ambassadeur américain qu’il devrait se mettre à l’abri ou quitter Kiev. Alerte lancée aussi à d’autres ambassadeurs européens. On est courtois au sommet, mais on sème la mort dans les classes populaires.

Et le feuilleton des négociations se poursuit. Les dirigeants américains se disent « prêts et disposés à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faciliter la fin de cette guerre », le secrétaire d’État américain Marco Rubio téléphone à son homologue russe, tandis que les ministres des Affaires étrangères de l’UE prévoient une réunion à la fin du mois à Chypre, pour discuter de paix ! Le président finlandais se propose cette fois comme négociateur avec la Russie au nom de l’Europe. Tiens, un nouveau candidat au Nobel de la paix !

Seule une solidarité internationale de classe pourrait bousculer ces jeux de brigands.

Michelle Verdier

1  Rapports sur les bombardements d’infrastructures civiles, établis par les bénévoles du CIT – Conflict Intelligence Team (Сводки по обcтрелам гражданской инфраструктуры от волонтеров CIT).