Alors que l’on a commémoré le 84e anniversaire de la Rafle du Vel d’Hiv, qui vit les 16 et 17 juillet 1942 12 884 hommes, femmes et enfants juifs arrêtés par la police parisienne avant d’être envoyés en déportation, une plaque commémorative a été vandalisée et en partie détruite. Apposée il a six ans sur un immeuble du 15 rue Louis-Braille, elle rendait hommage à Arsène Richard, à son épouse Angèle et à leur fille Marcelle qui avait recueilli chez eux un enfant juif de 13 ans, Edmond Richemond, un voisin qui avait échappé à la rafle après l’arrestation de sa mère. Cette profanation est un acte imbécile et odieux qui s’inscrit dans la montée de toutes les xénophobies qui touche particulièrement les Juifs qui représentent moins de 1 % de la population mais cumulent près du tiers des actes racistes déclarés.