Alors que l’année 2024 a été la plus chaude jamais enregistrée à l’échelle mondiale, des écologistes avaient prévu de manifester vendredi à l’occasion de l’assemblée générale du groupe TotalEnergies, champion des énergies polluantes, qui se déroulait à la Défense. Deux actions distinctes, organisées par Extinction Rebellion et Scientifiques en rébellion, se sont donc déroulées dans la capitale. La première le matin devant le siège de la BNP-Paribas, critiquée pour ses investissements dans les énergies fossiles, la seconde à Montmartre sous forme d’une « contre-AG » en plein air. L’une et l’autre, parfaitement pacifiques, ont été violemment dispersées par des policiers de la Brav-M, brigade connue pour ses méthodes expéditives au mépris de la liberté de manifester. Rappelons que TotalEnergies comparaîtra le 5 juin à Paris devant les tribunaux, sous l’accusation de « publicités mensongères », pour avoir induit le consommateur en erreur en se présentant plus vertueux qu’il ne l’est réellement au sujet de ses ambitions climatiques. C’est ce qu’on appelle l’écoblanchiment.