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Pollution plastique : les paroles et les actes de Macron

Le 29 mai dernier, avec sa grandiloquence habituelle, Emmanuel Macron dénonçait le « fléau » de la pollution plastique, une « bombe à retardement » qu’il s’agirait de désamorcer « le plus vite possible » afin de « sauver notre planète ». Déjà en janvier, l’exécutif vantait l’entrée en vigueur de l’interdiction de la vaisselle jetable dans les fast-foods, présentée comme une mesure pionnière à l’échelle mondiale. Ce qui n’a nullement empêché l’Élysée de commander massivement pour ses cuisines des « articles jetables » à savoir 130 000 barquettes de cuisson, 5 000 rouleaux de film alimentaire, 72 000 sacs de cuisson sous vide, 7 000 pochettes de congélation… Le tout pour une valeur de 432 000 euros. La présidence de la République affirme que « la plupart » de ces produits sont en papier ou en carton et que la présence de plastique serait « marginale », limitée à des articles soumis à des normes d’« hygiène », comme le film alimentaire ou les poches à douille de pâtisserie. Pourtant, d’après les documents contractuels transmis par l’Élysée, dix-sept des trente références de produits du cahier des charges contiennent du plastique : pots à sauce, sacs bretelles, housses de protection de chariots, sacs-poubelle, barquettes de cuisson, bacs de stockage… Alors même que des solutions alternatives en verre, tissu, métal ou pulpe de canne existent sur le marché pour chacun de ces produits. « Si un consommateur lambda est capable d’avoir accès à des solutions alternatives, je ne vois pas pourquoi l’Élysée n’en serait pas capable », a estimé Nathalie Gontard, chercheuse à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et spécialiste de la pollution plastique. Avec Macron « sauver la planète » n’est pas pour demain.