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Puy-de-Dôme : suicide d’une mineure isolée

Le 25 janvier dernier, une adolescente de 15 ans s’est suicidée dans un hôtel d’Aubière, non loin de Clermont-Ferrand. Suivie depuis 2011 par l’aide sociale à l’enfance (ASE), elle avait été placée seule dans cet établissement hôtelier malgré les protestations des travailleurs sociaux qui soulignaient qu’elle avait besoin d’un accompagnement quotidien et d’une présence permanente. Pourtant la loi Taquet, votée en 2022, interdit cette pratique. Mais aucun décret d’application n’a jamais été pris par les pouvoirs publics, et sans décret d’application, nulle obligation d’appliquer la loi. L’adolescente était accompagnée depuis 2022 par l’association Alteris. Son directeur général, Pascal Bertocchi, décrit une enfant « extrêmement fragile » à la « situation complexe ». Son hébergement en hôtel avait été acté par le juge pour enfants et l’ASE. Et ce suicide n’est pas un cas isolé. En fait, faute de financer des structures d’accueil adéquates pour ces mineurs en grande difficulté, on bricole des hébergements d’urgence bon marché qui s’avèrent parfois fatals. Et, pendant ce temps, pas de problème de crédits lorsqu’il s’agit de financer des dépenses militaires.