Trois officiers généraux, six officiers supérieurs et deux cadres d’une entreprise de transport de fret aérien se retrouvent devant la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Corruption, prise illégale d’intérêt, abus de biens sociaux ou encore violation du secret professionnel, tout le système du transport militaire aérien semble avoir été gangrené à une certaine époque par un affairisme effréné. Un des colonels mis en cause, à l’époque chef d’état-major du centre de soutien des opérations et des acheminements, avait finalement quitté l’armée pour se trouver directeur adjoint de la société qu’il avait systématiquement favorisée lors d’appels d’offres s’élevant à plusieurs centaines de millions d’euros entre 2011 et 2015. Et, à l’époque, la commission de déontologie des militaires (si, si, ça existe), saisie de cette reconversion express, n’avait rien trouvé à y redire. La déontologie des galonnés sait s’adapter avec souplesse à leurs intérêts particuliers. Rompez !