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Quand des membres du Conseil constitutionnel étaient ouvertement homophobes

Le Conseil constitutionnel, la plus haute instance juridique du pays, n’est pas immunisé contre certains préjugés, notamment sexistes et homophobes. C’est ce que viennent de révéler les comptes rendus de séance relatifs à la discussion de la loi relative au pacte civil de solidarité qui viennent d’être rendus consultables par le public. Lors de la séance du 9 novembre 1999 le politologue Alain Lancelot, un des Sages de l’institution, affirmait : « Force est de reconnaître que la généralisation et la quasi-légitimation de certaines pratiques déviantes sur le plan de la sexualité ont pu et peuvent encore apparaître comme de vraies menaces pour une société fondée sur la liberté, la dignité de la personne ou l’égalité et la paternité : pédophilie, sadomasochisme, bestialité, etc., j’en passe et sans doute des meilleures. » Et de conclure : « À côté, Sodome et Gomorrhe avaient un petit aspect de bal des débutantes. » Ces propos ahurissants, qui aujourd’hui vaudraient des poursuites en justice à leur auteur, ne choquèrent à l’époque aucun membre de l’auguste institution.