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Royaume-Uni : Andy Burnham à la tête des travaillistes

Andy Burnham a été intronisé à la tête du Parti travailliste en recueillant le soutien d’environ 95 % des 403 députés travaillistes ainsi que celui des 11 syndicats affiliés au parti. L’ancien maire du Grand Manchester était le seul candidat à se présenter pour succéder à Keir Starmer, qui a annoncé son départ le 22 juin. Lors de son discours de remerciement il s’est engagé, une fois au gouvernement, à « redonner espoir » promettant d’emprunter « une nouvelle voie, différente de celle que nous suivons depuis quarante ans », avec « une économie et un pays qui fonctionnent pour tous ses habitants et tous ses territoires ». Paroles lénifiantes qui n’engagent pas à grand-chose. Car Burnham n’a jamais défendu une autre politique que celle de Starmer, dure pour les retraités, les plus pauvres, les migrants et les sans domicile fixe. Le Labour avait remporté les élections législatives en 2024 en promettant de rompre avec les années d’austérité des conservateurs. Mais une fois au gouvernement il a coupé dans les allocations pour adultes handicapés, réduit la prime de chauffage d’hiver que touchaient les plus modestes et restreint les allocations familiales. Et Burnham, qui annoncera la composition de son gouvernement lundi prochain, poursuivra dans la même voie.