Nos vies valent plus que leurs profits

Brèves

L’actualité en bref

Nous sommes abreuvés de news sur les punaises de lit. Ça pique, ça gratte, c’est une nuisance, souvent pour les plus défavorisés. Surtout quand des sociétés facturent 800 euros pour dépunaiser !

Mais ceux qui grattent nos revenus, nous piquent notre fric, siègent dans les conseils d’administration des grands groupes capitalistes ou dans les fauteuils ministériels. Alors la priorité est de nous débarrasser de ces parasites d’actionnaires et autres nuisibles du gouvernement !

Victimes d’accidents du travail, de maladies ou de burn-out, vous êtes soupçonnés de prendre des « arrêts maladie de complaisance ». Comme le gouvernement ne veut surtout pas toucher aux profits mais couper dans les dépenses publiques, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoit de contrôler davantage les arrêts maladie en permettant aux médecins agréés par les entreprises de suspendre toutes les indemnités s’ils jugent l’arrêt irrecevable ! À quand la fin des profits de complaisance pour les patrons qui nous fliquent, à l’aide de médecins aux ordres ?

Chaque jour en France, deux personnes meurent au travail. Et c’est un chiffre qui menace d’empirer, tant la pression sur les conditions de travail s’aggrave. Le gouvernement annonce une campagne de prévention. Mais ce sont toutes les lois « travail » de ces dernières années qui ont entraîné ces dégradations profitant financièrement au patronat et nuisant à la sécurité des travailleurs. La sous-traitance en cascade, le travail en intérim, détaché, sans parler des salariés en situation de non-droit, le gouvernement s’en lave les mains. Et les statistiques ne tiennent pas compte des camouflages, sous-déclarations et postes aménagés bidons, qui sont autant d’économies pour les entreprises.

C’est à nous, collectivement, de dire STOP dès que la rentabilité prend le pas sur notre santé ou notre sécurité.

L’entreprise française Nexa vend un logiciel espion appelé « Predator » permettant de pirater les téléphones. Pour 24 millions d’euros, il existe même une camionnette équipée pour pirater à distance le téléphone ciblé : exactement ce qui est arrivé à plusieurs opposants au général al-Sissi au pouvoir en Égypte. Une enquête de Mediapart met en lumière le rôle d’intermédiaire joué par Alexandre Benalla, et la complicité de l’État français qui a laissé les affaires se poursuivre avec les pires dictatures, y compris l’Arabie saoudite après l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi.

Le gouvernement français conserve quant à lui des méthodes très voyantes pour intimider les journalistes : Ariane Lavrilleux du média Disclose a passé 48 heures en garde à vue le mois dernier pour avoir révélé la complicité des renseignements français avec le gouvernement égyptien pour surveiller et assassiner la population civile !

Steve Barclay, le secrétaire d’État à la Santé et à la Protection sociale au Royaume-Uni depuis moins d’un an, a récemment attaqué les droits des personnes trans dans le domaine de la santé.

Ce membre du Parti conservateur n’a pas mâché ses mots : dans un discours donné lors d’une conférence il y a quelques jours, il a assuré que, « en tant que conservateur », il sait très bien « ce qu’est une femme ». Il a assuré vouloir faire des changements d’un « simple bon sens ». L’idée serait de « considérer les besoins biologiques » pour « la protection des femmes et des générations futures » en changeant la constitution de la NHS (National Health Service, le service de la santé au Royaume-Uni). En réalité, ce qu’il veut faire, c’est discriminer les femmes trans, et plus généralement les personnes trans, quant à leur accès aux soins, en les excluant des services hospitaliers du genre auxquels ils et elles s’identifient. Cela signifie par exemple que les femmes trans ne pourraient plus être soignées avec les autres femmes mais seraient soignées à part. Comme si les femmes trans avaient déjà une facilité d’accès aux soins ! Sans compter la transphobie subie, qui peut les pousser à renoncer à des soins.

Nous devons lutter contre ces idées conservatrices et pour une santé accessible à tous et de qualité, partout dans le monde !

Les allocations d’aide au logement (APL) ont augmenté de 3,5 % en Métropole au 1er octobre. Comble d’ignominie et de mépris digne du « temps des colonies », dans les départements et territoires d’outre-mer, ce chiffre est limité à 2 %. De son côté, l’inflation s’établit à près de 5 % depuis un an. Et donc les APL continuent de perdre de la valeur. Loin de l’objectif affirmé par Macron il y a longtemps (mais qui s’en souvient ?) d’assurer un logement à tous et toutes, cette augmentation mesquine est en réalité une attaque supplémentaire visant le budget des plus pauvres.

Catherine Colonna, la ministre des Affaires étrangères, a indiqué depuis Erevan que Paris allait assurer « la livraison de matériel militaire à l’Arménie ». Ainsi la France se prépare à ce qu’elle sait faire le mieux : exporter des armes. Des centaines de milliers de réfugiés survivent dans des conditions épouvantables et, si une guerre éclate, les souffrances humaines seront incommensurables ? Qu’importe, pour nos gouvernants, ce qui compte c’est que les actionnaires des Dassault, Thales, Nexter et autres marchands de mort encaissent toujours plus de profit.

Vivement la révolution.

Le délégué général de l’association, Jean-Yves Troy, l’a indiqué mercredi : pour la première fois depuis qu’ils existent, les restos du cœur devront refuser du monde et réduire la quantité de nourriture apportée à chaque personne. Les restos du cœur devraient pouvoir assurer 170 millions de repas et accueillir 1,3 million de personnes tellement la misère s’étend et s’approfondit dans ce pays. Ils assurent 35 % de l’aide alimentaire, ce qui signifie que 65 %, soit encore deux fois plus, est assurée par d’autres associations caritatives.

Des chiffres qui, à eux seuls, condamnent cette société dans laquelle du côté des riches règnent le luxe et la gabegie, pendant que des millions de personnes sont condamnées à survivre de la charité publique.

Lundi dernier, le Conseil de l’UE s’est prononcé en faveur d’un allègement de la future norme Euro 7, censée encadrer les émissions polluantes des véhicules thermiques à partir de 2025. Sous pression de plusieurs États, dont la France, la norme Euro 7 a été tellement assouplie qu’elle sera quasiment identique à Euro 6.

Pour justifier leur acharnement à assouplir la norme Euro 7, les constructeurs et les politiciens à leur service répètent qu’une réglementation trop exigeante ferait augmenter le prix des voitures. Mensonge : si les tarifs ont flambé ces derniers mois, c’est pour gonfler les profits, pas pour améliorer la dépollution ! Autre chantage : Renault et Stellantis répètent qu’une norme faiblarde sur le thermique leur permettra d’investir dans l’électrique et de préserver les emplois. Les mêmes qui démantèlent Renault et suppriment des milliers de postes prétendent sauver les emplois : ils ne manquent pas d’air (pur ?), eux !

À l’inverse, une norme Euro 7 digne de ce nom (et de nos poumons), ce serait du boulot (utile) pour tout le monde.