Nos vies valent plus que leurs profits

SNCF : onze suicides depuis le début de l’année, stop au carnage !

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Ouverture à la concurrence, réorganisations, suppressions de postes, licenciements disciplinaires ou pour insuffisance professionnelle… Les motifs de colère sont nombreux dans une entreprise en restructuration permanente. Cette situation est responsable du mal-être et de la souffrance qui a conduit plusieurs collègues à se donner la mort.

Aujourd’hui nombreuses sont les cheminotes et les cheminots qui ne savent pas dans quelle entreprise ils travailleront dans quelques années. En effet l’ouverture à la concurrence progresse et beaucoup se voient contraints d’accepter d’être transférés dans les filiales, sous la menace du licenciement en cas de refus. Ce grand Monopoly du chemin de fer se fait dans l’objectif de dégrader les conditions de travail. Le président de la SNCF, Castex, annonce déjà un objectif de suppression de cinq jours de repos dans les années à venir.

La direction se montre sans pitié envers celles et ceux qui subissent les réorganisations, voient leur poste supprimé et doivent en rechercher un. Les cas d’inaptitude ne sont pas mieux traités, pour des métiers exigeants en termes d’aptitude sécurité. Les mises au placard et les pressions pour forcer les cheminotes et cheminots à démissionner se multiplient. Quand ils ne sont pas tout simplement licenciés. Les prétextes sont divers : cumul d’activité sans autorisation de la direction (alors que ce sont les bas salaires qui poussent à trouver un second travail), absences irrégulières, arrêts maladie que la direction estime frauduleux, insuffisance professionnelle à la suite d’un échec aux examens, ou réforme à la suite d’un arrêt maladie… La direction s’attaque frontalement à la quasi-garantie de l’emploi dont bénéficiaient les cheminots précédemment.

Partout des résistances existent contre cette politique. Des rassemblements ou des grèves sont organisées quand la direction s’attaque à un collègue, parfois avec succès. C’est le seul moyen pour contrer cette offensive, construire la solidarité, rompre l’isolement. La bourgeoisie est à l’offensive partout dans le monde, les grandes puissances impérialistes se partagent le monde à coup de bombardements. Cette violence se retrouve dans les entreprises dont la SNCF. Et la solution est la même : construire des mobilisations de masse pour arrêter le carnage. Les cheminotes et cheminots ne se laisseront pas écraser par le talon de fer !

13 avril 2026. Correspondant