L’agent immobilier et présentateur sur la chaine de télévision M6, Stéphane Plaza, est jugé par le tribunal judiciaire de Paris, pour « violences habituelles sur conjoint » sur deux anciennes compagnes. D’entrée de jeu, l’avocat de la défense s’en est pris aux deux plaignantes « qui ont certainement souffert d’une rupture amoureuse » et qui sont responsables, à ses yeux, d’avoir voulu « la destruction de monsieur Plaza », laissant « un petit champ de ruines ». L’avocat a également contesté le chef d’accusation de « violences habituelles » retenu par le parquet. « Parler de quatre, cinq faits en plusieurs années de relations… J’aurais divorcé de ma femme il y a longtemps si j’avais dû être poursuivi à chaque fois que je m’énerve un peu », s’est-il permis d’affirmer devant le tribunal. Bref pour lui quatre ou cinq avoinées infligées par son client à ses compagnes ne justifiaient pas un procès, ou plutôt « un tsunami médiatique ». Encore un qui n’a jamais entendu parler de #MeToo.