La très peu connue ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a tenu une conférence de presse pour tenter de défendre le bilan environnemental du gouvernement, notamment en matière de lutte contre le réchauffement climatique alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’est abattue sur le pays. Exercice périlleux du fait que ces derniers mois les déjà bien modestes ambitions de l’exécutif en matière de climat ont été revues à la baisse. Terminés les objectifs sur la rénovation thermique des bâtiments par exemple ou l’idée de faire de la planification écologique la pierre angulaire du second quinquennat. Mieux, le gouvernement n’a cessé de reculer, que ce soit en favorisant à nouveau le retour de certains pesticides en agriculture ou en assouplissant, à la demande des industriels et de l’agrobusiness, certaines dispositions du droit de l’environnement. Dernier mauvais coup, la suppression ou le gel dans le budget de 275 millions d’euros de crédit dédiés à la transition climatique. La feuille de vigne écolo dont se pare Macron est de plus en plus bouffée aux mites.