D’usines en supermarchés, le patronat européen licencie dans le monde entier. Les constructeurs automobiles Bosch, Stellantis et Volvo ont annoncé depuis le mois d’avril 21 400 licenciements à venir. Dont 7 000 emplois déjà supprimés chez Volkswagen depuis fin 2023. Un grand panel de secteurs sont touchés : de la banque (8 200) et des médias (750) aux biens de consommation et leur distribution (5 600), en passant par les télécommunications (100), l’énergie (2 400), les microprocesseurs (5 000), la chimie (200) et les fabricants pharmaceutiques (9 000). Les coupes concernent 5 % des effectifs de l’énergéticien de l’État allemand Uniper, et le même chiffre est atteint dans la seule usine de Volvo Cars en Caroline du Sud (États-Unis). Et jusqu’à 11 %, au sein de Novo Nordisk, le fabricant qui représente 54 % des parts du marché des traitements contre le diabète et l’obésité et affiche 100 milliards de dollars de résultat net pour l’année dernière. Auchan ferme 25 magasins en Espagne en supprimant 710 postes. C’est pour en ouvrir d’autres plus tard, avec plus de pression sur moins de travailleurs, et des aides publiques pour « créer de l’emploi ». Contre cette offensive patronale coordonnée, à nous de coordonner nos luttes.