La Commission de régulation de l’énergie a annoncé que le gouvernement avait finalement renoncé à appliquer une augmentation de 1 % des tarifs de l’électricité prévue pour le 1er août prochain, après celle déjà appliquée en juillet. Une décision largement politique a concédé à mots couverts le ministère des Finances qui a déclaré : « Manifestement, augmenter à l’été pour (éventuellement) rediminuer au début de l’année prochaine, ce n’est pas acceptable et cela ne s’inscrit pas dans l’objectif, on peut le dire, d’apaisement sur le sujet du prix de l’énergie qui a été assez marqué dans les campagnes électorales qui viennent de se passer. » En langage clair : la claque électorale reçue par le camp présidentiel aux Européennes et aux législatives a fait réfléchir à deux fois Bruno Le Maire avant de décréter une nouvelle hausse de l’électricité impopulaire. Une mesure « de bon sens » a abondé, sans rire, Roland Lescure, le ministre délégué chargé de l’Industrie et de l’énergie, mesure qui n’était pourtant pas à l’ordre du jour avant les élections. Comme quoi une dérouillée électorale a parfois du bon… sens.