Riyad a annoncé l’exécution à la fin de l’année de six Iraniens condamnés à mort pour trafic de drogue. Cela porte à 338 le nombre de prisonniers mis à mort au sein du royaume wahhabite en 2024 contre 170 l’année précédente. Le pays arrive ainsi en troisième position à l’échelle mondiale quant au nombre d’exécutions capitales, derrière la Chine et l’Iran. Selon Amnesty International, qui comptabilise depuis 1990 les exécutions, les bilans annuels les plus élevés jusque-là étaient de 196 exécutions en 2022 et 192 en 1995. Des records pulvérisés l’an dernier. L’homme fort du régime, le prince héritier Mohammed ben Salmane, avait pourtant assuré sans rire à la revue américaine The Atlantic en 2022 que son royaume avait éliminé la peine de mort… « sauf pour les criminels ou les individus mettant des vies en danger ». Quant aux principaux alliés de l’Arabie saoudite – les États-Unis mais aussi la France – ils entretiennent des relations on ne peut plus cordiales avec ce sanguinaire régime.