Nos vies valent plus que leurs profits

Espagne : l’aide au développement, cadet des soucis des grandes puissances

À l’initiative de l’ONU, experts et dirigeants internationaux se retrouvent à Séville pour une conférence sur le financement du développement, mis à mal par les crises mondiales et les coupes budgétaires. Les États-Unis ont décidé de la boycotter. Ce conclave se déroule alors que l’aide au développement des pays les plus pauvres est dans une situation dramatique. Selon l’ONU, il manque chaque année 4 400 milliards de dollars (3 800 milliards d’euros) pour tenir les engagements de financement. Et si Trump a coupé de 83 % la contribution américaine au fonds de financement, Paris, Londres et Berlin n’ont pas été en reste et ont aussi réduit leurs aides en ces temps où la priorité est donnée à l’économie de guerre. Résultat : l’endettement public des pays les plus pauvres à triplé en 15 ans et 3,3 milliards d’habitants vivent dans des États dépensant plus pour rembourser leur dette que pour la santé ou l’éducation de leur population. Bienvenue dans le monde capitaliste.