Accusée d’être « un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » pour «déstabiliser l’ordre public » en France, la très poutinienne chroniqueuse Xenia Fedorova s’est vue remettre un arrêté ministériel d’expulsion. Depuis lors elle est assignée à résidence, doit pointer chaque jour au commissariat et ne peut donc plus travailler normalement. Salariée en CDI de Canal+, elle intervient régulièrement dans d’autres médias du groupe Bolloré comme Europe1, CNews ou le Journal du Dimanche dans lequel elle tient une chronique hebdomadaire. Ancienne patronne de la chaîne russe Russia Today en France, interdite dans l’Union Européenne depuis mars 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie, elle défend régulièrement les positions du Kremlin. Ce qui n’avait nullement empêché les autorités de lui délivrer une carte de résidente de 10 ans en août 2024. On ne voit pas en quoi, depuis lors, Fedorova serait devenue une « menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ». En fait dans cette histoire il y a une bonne dose d’hypocrisie à tous les niveaux. D’une part, les autorités sanctionnent cette propagandiste de Poutine mais accueillent de nombreuses propagandistes de Zelensky qui passent en boucle sur LCI et France info, d’autre part Bolloré crie à la liberté d’expression qu’on assassine alors que le milliardaire breton fait la chasse aux fortes têtes et aux opposants dans les médias qu’il contrôle. Le bal des faux culs !