Le 23 juin, l’aviation israélienne a bombardé la prison d’Evin, dans la banlieue de Téhéran, où sont enfermés, non seulement des droits communs, mais plusieurs dizaines de prisonnières et prisonniers politiques, dont deux Français accusés d’espionnage. En choisissant cette cible, l’état-major de Netanyahou a peut-être pensé que ce raid serait bien accueilli par les médias internationaux, voire par la population, dans la mesure où il frappait un symbole du caractère répressif du régime des ayatollahs. Sauf que, parmi les 71 morts et les centaines de blessés, on compte aussi bien des prisonniers que des gardiens, des soldats qui effectuent leur service militaire et se comportent correctement selon les détenus, et même des voisins. De plus, les rescapés ont été transférés dans une autre prison où les conditions de détention sont bien pires, en raison du manque de place. Un crime de guerre de plus perpétré par l’armée sioniste.