Un mois après la guerre de 12 jours menée contre l’Iran par les États-Unis et Israël, Téhéran a annoncé que les discussions sur le nucléaire iranien allaient reprendre le 25 juillet avec la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, tous signataires de l’accord conclu en 2015 qui prévoyait d’importantes restrictions au programme nucléaire iranien en échange d’une levée progressive des sanctions de l’ONU. Mais il y a une bonne dose d’hypocrisie dans cette négociation. Paris, Londres et Berlin, qui ont refusé de condamner les récentes attaques israéliennes et américaines contre l’Iran, n’ont jamais eu un mot pour dénoncer le fait qu’au Moyen-Orient un seul pays possède des ogives nucléaires, Israël, qui de plus a toujours refusé d’adhérer à l’accord international sur la prolifération de l’arme nucléaire… sans faire l’objet pour autant d’aucune sanction. Et ce malgré le fait que ce soit l’État sioniste qui mette à feu et à sang la région et menace ses voisins.