La pétition contre la loi Duplomb dépasse désormais les 1,5 million de signatures. Cette initiative entend protester notamment contre la réintroduction, grâce à cette loi, d’un insecticide tueur d’abeilles et dangereux pour la santé humaine. Les défenseurs du texte législatif sont tous montés au créneau en affirmant que les signataires de la pétition étaient « mal informés », donc manipulés. Le premier à s’exprimer a été l’auteur de la loi, le sénateur Les Républicains Laurent Duplomb, qui a déclaré au micro de Sud Radio : « On commence par la désinformation et la peur. Une fois qu’on a bien fait peur, on culpabilise les Français et une fois qu’on les a culpabilisés, on leur interdit. » Il a été suivi par la ministre pour l’Égalité hommes-femmes, Aurore Bergé, qui a affirmé : « Je pense qu’à force de désinformation massive, d’instrumentalisation massive, c’est assez légitime qu’il y ait beaucoup de Français inquiets et sans doute plus d’ailleurs que ceux qui ont signé la pétition peut-être. » Et le duo a été rejoint par Marine Le Pen qui a conclu : « Nous refusons que la propagande des gauches puisse laisser imaginer à nos compatriotes que cette loi menace leur santé et notre environnement ». Et pourtant c’est bien de cela qu’il s’agit. La loi Duplomb a été votée en toute connaissance de cause pour complaire à l’agro-business et lever certaines contraintes sanitaires dans l’agriculture au détriment de la santé publique. Et ce qui inquiète les politiciens de droite et d’extrême droite c’est qu’un nombre grandissant de personnes – de mieux en mieux informées – prennent conscience des enjeux écologiques auxquels est confrontée la société.