À l’appel de l’Union de syndicats de pharmaciens d’officine de nombreuses pharmacies risquent d’être fermées ce samedi afin de dénoncer la baisse, entérinée par un décret publié le 4 août dernier, des remises commerciales que les laboratoires peuvent leur accorder sur les médicaments génériques. Cette baisse permettait aux pharmaciens de conserver leurs marges sans augmenter le prix des génériques vendus aux particuliers. Désormais ce ne sera plus le cas. L’adoption d’un décret publié le 4 août dernier limite cette pratique. Il s’inscrit dans le cadre du plan du gouvernement pour réaliser 1,7 milliard d’euros d’économies sur les dépenses de santé en 2025, dont 500 millions visant le médicament. Alors bien sûr les 20 000 pharmaciens ne sont pas les plus mal lotis parmi les indépendants bien que leur nombre aient diminué de près de 2 000 en 10 ans et que l’on voit désormais apparaître des déserts pharmaceutiques. Mais en s’en prenant hier aux médecins, accusés de prescrire des arrêts de travail de complaisance, et aujourd’hui aux pharmaciens, Bayrou amuse le monde pour détourner l’attention des vrais responsables de l’explosion des dépenses de santé : les trusts pharmaceutiques et les gros conglomérats de cliniques et d’hôpitaux privés. Mais pas question pour ce gouvernement des riches de les faire passer à la caisse.