Suite à la proposition d’Emmanuel Macron qu’une prochaine rencontre Poutine-Trump-Zelensky se tienne à Genève, le ministre suisse des Affaires étrangères, Ignazio Cassis, a annoncé que son gouvernement était prêt à offrir l’immunité à Vladimir Poutine sans tenir compte du mandat d’arrêt international lancé contre lui par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Et Cassis d’expliquer que le pouvoir fédéral suisse fait la distinction entre une visite privée et une visite « pour une conférence de paix ». Ce qui sera éventuellement le cas de Poutine. Et ce n’est pas un exemple isolé. À travers le monde plusieurs pays, membres ou non membres de la Cour pénale internationale, refusent d’exécuter ces mandats d’arrêts internationaux pour des raisons diplomatiques et politiques. Au premier rang desquels les États-Unis, Israël, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, la Hongrie, la Mongolie, l’Argentine, etc. Ces mandats ne sont appliqués en général qu’à des dictateurs déchus des pays pauvres. Quant aux génocidaires des grandes puissances et leurs alliés ils peuvent continuer à massacrer sans crainte d’être poursuivis.