L’OMS et l’Unicef, les agences des Nations unies chargées de la santé et de l’enfance, estiment qu’une personne sur quatre dans le monde (soit environ 2 milliards de personnes) n’avait pas, en 2024, accès à une eau potable gérée de manière sûre, et que plus de 100 millions de personnes dépendaient encore de l’eau de surface, provenant par exemple de rivières, d’étangs et de canaux, souvent pollués. Les deux agences considèrent aussi que l’objectif d’un accès universel à l’eau potable en 2030 est encore loin d’être atteint. Au contraire, cette ambition devient « de plus en plus hors de portée », selon elles. L’an dernier, seuls 89 pays (sur 195) disposaient d’un service de base d’alimentation en eau potable, parmi lesquels 31 bénéficiaient d’un accès universel à ce service géré de manière sûre. Les 28 pays dans lesquels une personne sur quatre n’avait pas toujours pas accès aux services de base étaient principalement concentrés en Afrique et étaient parmi les plus pauvres. Un peu partout sur la planète on trouve de l’argent pour la guerre, mais pas pour aider les plus nécessiteux.