Le tribunal administratif a suspendu l’exécution de l’arrêté ordonnant la fermeture de la mosquée phocéenne des Bleuets pour deux mois, qui avait été pris pour des positions de son imam jugées « radicales ». Cette fermeture temporaire, décidée par le préfet de région, Georges-Francois Leclerc, porte « atteinte à la liberté fondamentale du culte », a estimé le juge des référés. La veille, la cour administrative d’appel avait confirmé l’illégalité de la fermeture définitive du collège Avicenne, à Nice, décidée par le préfet des Alpes-Maritimes pour de prétendues irrégularités financières. Il n’y a aucune sympathie particulière à avoir ni pour les lieux de culte, ni pour les établissements d’enseignement religieux, quels qu’ils soient. Mais il faut noter que l’on a jamais vu un préfet décider la fermeture d’une église parce que son prêtre desservant fait des sermons intégristes ou d’une synagogue parce que le rabbin exhorte ses fidèles à soutenir la guerre d’Israël contre Gaza. De même, ces derniers mois, nombre d’établissements catholiques ont été touchés par des scandales financiers, sexuels, sexistes ou autres. Aucun n’a été contraint de fermer ses portes. Seules les institutions musulmanes semblent être dans l’œil du cyclone. Ce dont ne peuvent que se réjouir Retailleau, Le Pen et les autres.