Un rapport rédigé par un comité d’historiens africains vient d’être remis au président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Il concerne le massacre commis au camp militaire de Thiaroye, non loin de Dakar, le 1er décembre 1944. Ce jour-là, des gendarmes et des militaires français ouvrirent le feu sur des tirailleurs sénégalais, anciens prisonniers de guerre rapatriés, qui manifestaient pour réclamer le paiement de leurs indemnités et le versement du pécule qui leur était dû que l’administration coloniale refusait de leur verser. Paris a toujours refusé d’indiquer le nombre de victimes que fit cette tuerie, mais les évaluations varient entre 70 et plusieurs centaines. Des crimes pour lesquels les responsables ne furent jamais poursuivis.