Environ sept millions de personnes ont participé samedi 18 octobre à des nombreuses manifestations pour protester contre la politique de Donald Trump, en particulier la chasse aux migrants, les licenciements massifs dans l’administration, les atteintes aux droits humains, les tentatives de museler la presse, etc. Sous le slogan « No Kings » (« Pas de rois ») les 2 700 rassemblements, qui avaient reçu le soutien de plus de 200 organisations nationales (ONG, syndicats, associations culturelles et communautaires) et de milliers de groupes locaux, ont eu lieu dans tout le pays, de New York à San Francisco, en passant par Chicago, Atlanta et même près de la résidence privée de Trump à Mar-a-Lago, en Floride. Cette journée de protestation fait suite à une première mobilisation en juin 2025, qui avait rassemblé plus de cinq millions de personnes lors de 2 000 rassemblements dans tous les États. Elle montre le ras-le-bol d’une fraction croissante de la population à l’égard du locataire de la Maison-Blanche, ras-le-bol que les démocrates espèrent capitaliser pour les prochaines élections de mi-mandat. Mais il faudra plus que de simples manifestations de rue pour se débarrasser du trumpisme.