Alors qu’elle contestait les chiffres du Hamas depuis le début de sa guerre contre Gaza, l’armée israélienne elle-même avance désormais le chiffre de plus de 71 000 victimes directes dans le territoire palestinien, non compris les dizaines de milliers de morts enfouis sous les décombres et les décès causés par la famine, l’absence de médicaments ou de matériel médical. Selon des experts internationaux, le nombre total des victimes, toutes causes confondues, pourrait avoisiner les 200 000.
Le samedi 31 janvier a été particulièrement meurtrier. L’armée a bombardé les villes de Gaza, Khan Yunes et Rafah, tuant au moins 32 personnes (dont six enfants) et en blessant plusieurs dizaines d’autres. Depuis l’entrée en vigueur du bien mal nommé « cessez-le-feu » le 10 octobre dernier, plus de 500 Palestiniens, dont une majorité écrasante de civils et 136 enfants, ont été assassinés par Israël.