Un collectif de quatre associations de livreurs vient de déposer plainte contre les plateformes de livraison de repas Uber Eats et Deliveroo qu’il accuse de « traite d’être humains » par le travail. On dénombre actuellement entre 70 000 et plus de 100 000 livreurs et, selon plusieurs sources, 98 % d’entre eux sont nés à l’étranger et 64 % sont sans titre de séjour. Ils travaillent en moyenne 63 heures par semaine pour 1 480 euros brut mensuels. En outre plusieurs rapports médicaux, dont celui de Médecins du monde, pointent « une situation médico-sociale alarmante, étroitement liée à une mise en précarité administrative et socio-économique des livreurs et au dévoiement du statut d’auto-entrepreneur ». Beaucoup vivent dans des logements précaires. Directement ou via des intermédiaires, les plateformes de livraison pratiquent à leur égard une forme d’esclavage moderne que le collectif espère faite condamner par les tribunaux.