Les sénateurs républicains (LR) avaient proposé d’augmenter de 14 milliards la rallonge budgétaire de 36 milliards d’euros prévue dans la loi de programmation militaire qui porterait à 436 milliards le budget des armées à l’horizon 2030. Déçus par le refus du gouvernement d’accepter leur amendement, ils avaient voté contre toute augmentation. Depuis lors, les uns et les autres multiplient les déclarations pour souligner qu’ils ne veulent que du bien à l’armée. Le président LR de la commission de la Défense, Cédric Perrin, a expliqué : « Nous avons considéré que 436 milliards n’étaient pas suffisants pour assurer la sécurité de la France. » De son côté, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a appelé les parlementaires à opter pour un « cadre financier ambitieux et robuste, c’est-à-dire réaliste » et à « faire le choix de l’accélération soutenable du réarmement ». Et il est probable que tout ce petit monde va finir par se mettre d’accord en commission mixte paritaire députés-sénateurs en s’entendant comme larrons en foire… sur le dos des contribuables.