« Classes défense », guide pour « acculturer la jeunesse à la défense », « lettre d’information de l’éducation à la défense », nouveau service national, bonus « esprit de défense » à la fac. L’objectif est clair : préparer la jeunesse à la guerre. Pour ça, le gouvernement se branche sur son meilleur canal : l’éducation nationale.
Ainsi, plus de 30 000 élèves du secondaire sont appelés, volontairement ou pas, à participer à des activités encadrées par des unités militaires durant leur année scolaire. Le ministère veut doubler le nombre de ces « classes défense ».
Dans les établissements, on trouve des relais, parfois zélés. À Aubagne, une principale de collège est fière de présenter aux jeunes les valeurs de l’armée « jusqu’au sacrifice suprême de donner son sang pour la nation ». Et pour les plus petits, pas de répit, comme pour ces 27 élèves de CE2 accueillis par des militaires sur la base de Bordeaux-Mérignac en 2024. Ailleurs, on distribue des fascicules de promotion de l’armée avec comme mécènes, les industriels de l’armement et Stérin, le patron milliardaire promoteur et financeur de l’extrême droite.
Ces programmes ont pour cibles privilégiées les jeunes issus des zones d’éducation prioritaire et des zones rurales isolées. Le nouveau guide « Acculturer la jeunesse à la défense », dédie même trois de ses pages aux élèves des lycées pro. Mais les jeunes de la classe ouvrière n’ont pas à aller crever pour les intérêts du grand patronat !
Correspondante