Le samedi 28 mars a été le théâtre de manifestations gigantesques aux États-Unis et à Londres, et de rassemblements moins massifs, mais extrêmement significatifs, en Israël. Au-delà des différences liées aux situations nationales, elles affichaient toutes les mêmes ennemis : l’extrême droite, le racisme et les guerres des États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient. La montée des politiques réactionnaires et des guerres n’a rien d’inéluctable. Elle déclenche en réaction une volonté de combattre de la part des travailleurs et de la jeunesse jusque dans les citadelles de l’impérialisme, qui pourrait, si elle se développe, être l’augure d’un bouleversement radical de l’ordre social.
Vive les travailleurs et la jeunesse des États-Unis !
Plus de huit millions de manifestants, du jamais vu, ont défilé dans les rues des grandes villes des États-Unis le 28 mars pour s’opposer à la politique autoritaire de Trump, aux rafles de migrants et à la guerre d’Iran. Cette démonstration puissante vient après la victoire remportée à Minneapolis contre les milices ICE. Les sbires de Trump, le « clown orange » comme l’appellent les manifestants, avaient été contraints de quitter la ville. Ces mouvements montrent qu’il existe au cœur du plus grand État impérialiste du monde des forces capables, non seulement de faire reculer le pouvoir, mais de l’empêcher de poursuivre son escalade sanglante.
Grande-Bretagne : des centaines de milliers dans les rues
Samedi 28 mars s’est déroulé à Londres ce qui est considéré comme la plus importante manifestation contre l’extrême droite qu’ait connue le pays. Plusieurs centaines de milliers de personnes se sont retrouvées dans la capitale derrière une banderole qui proclamait « Non à la haine ». Les manifestants, réunis à l’appel d’une dizaine d’organisations rassemblées dans l’Alliance Together (collectif ensemble), étaient venus de tout le pays et, bien sûr, de la région du Grand Londres. Les bannières syndicales côtoyaient les banderoles des organisations de gauche et anti-racistes, celles des collectifs de défense des migrants et du mouvement LGBT, alors que des slogans affirmaient la solidarité avec la Palestine et la condamnation de l’intervention israélo-américaine en Iran. Ce rassemblement monstre se voulait une réponse à celui organisé par l’extrême droite le 13 septembre dernier et qui avait réuni 150 000 personnes dans les rues de la capitale.
Solidarité avec les anti-guerre israéliens
Depuis le début de la guerre avec l’Iran, chaque samedi, des manifestations ont lieu en Israël. Au début, elles ne rassemblaient que quelques dizaines de manifestants pacifistes, des membres du Parti communiste d’Israël ou de l’organisation trotskiste Lutte socialiste. Samedi 28 mars, les manifestations ont pris de l’ampleur, avec le soutien de la coalition « Partenariat pour la paix ». Elles ont eu lieu dans une trentaine de localités à travers le pays, rassemblant notamment plusieurs centaines de personnes à Tel Aviv et Jérusalem, et une centaine à Haïfa. La police est intervenue pour disperser violemment ces manifestations, déclarées illégales. Treize manifestants ont été arrêtés à Tel Aviv et huit à Haïfa. Mais la répression policière ne décourage pas celles et ceux, plus nombreux chaque semaine, qui descendent dans la rue pour s’opposer à la politique criminelle de leur gouvernement et dire que cette sale guerre n’est pas la leur.
