Le Premier ministre, Pedro Sánchez, a annoncé que l’Espagne allait officiellement demander à l’Union européenne de rompre ou de suspendre l’accord d’association avec Israël pour protester contre les massacres commis par l’État sioniste à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et en Iran. Ce traité, signé en 1995 et entré en vigueur en 2000, établit notamment une zone de libre-échange pour la plupart des biens, notamment industriels et agricoles. Il comporte une clause, l’article 2 du texte, qui indique explicitement que le partenariat repose sur « le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques ». Et, pour Sánchez, un gouvernement « qui viole le droit international […] ne peut être partenaire de l’Union européenne ». Ce qui lui a valu aussitôt d’être accusé « d’antisémitisme » par le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar. Pour le chef du gouvernement espagnol il s’agit surtout d’une posture qui a fort peu de chances d’être suivie d’effet. En effet la suspension de cet accord nécessiterait l’approbation d’une majorité d’États membres. Et on est très loin du compte, d’autant plus que deux des principaux, la France et l’Allemagne, s’opposent à toute sanction à l’égard de l’État hébreu, et ce depuis des années. De leur part, une manière implicite de soutenir sa politique criminelle.