La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) vient de publier une étude qui montre des parcours très différents des malades face au cancer selon qu’ils viennent de milieu modeste ou aisé. Le cancer touche différemment selon les classes sociales, et ce sont les plus modestes qui en font les frais. Les raisons : davantage d’exposition à certains facteurs de risque, moins de dépistages, des diagnostics souvent plus tardifs… Les 10 % les plus modestes ont des chances moindres de survie, avec un risque 1,7 fois plus élevé de cancer de mauvais pronostic comparé aux 10 % les plus aisés. « Ces résultats mettent en évidence que les inégalités sociales face au cancer se construisent à plusieurs étapes : l’exposition aux facteurs de risque, le recours au dépistage et la précocité du diagnostic », conclut la Drees dans un communiqué, en alertant sur la prévention. La pauvreté est donc un facteur aggravant de la maladie.