Pour tenter de faire émerger un candidat unique de la gauche sociale-démocrate à la prochaine élection présidentielle Olivier Faure, le patron du Parti socialiste, avait proposé d’organiser deux primaires. La première réunissant l’ensemble des candidats potentiels qui se reconnaissent dans ce courant, ensuite une seconde opposant le candidat arrivé en tête à ceux du PCF et des écologistes, hors La France insoumise. Mais l’euro-député Raphaël Glucksmann, qui dirige la petite formation Place publique, s’y est farouchement opposé qualifiant cette proposition de « machine à perdre ». Au lieu de cela il propose que le PS l’investisse et mette à sa disposition ses finances, ses militants et ses réseaux d’élus, car il serait, paraît-il, le mieux placé et battrait à plate couture… Mélenchon au premier tour. Il n’y a plus qu’à y croire. À noter que jusqu’à présent ceux qui ont participé, de près ou de loin, à ce débat (Faure et Glucksmann bien sûr, mais aussi Hollande, Cazeneuve ou Vallaud) ont fort peu parlé de leur programme. Et pour cause. Les rares fois où ils l’ont mentionné, leurs propositions ressemblaient comme deux gouttes d’eau à celles de la Macronie. Tout ça pour ça !