C’est Mediapart qui donne l’information. Le groupe Elior-Derichebourg, un des leaders mondiaux de la restauration collective et des services de nettoyage aux entreprises (près de 180 000 salariés à travers le monde pour un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros) a lancé un ultimatum à ses salariées portant un foulard : le retirer ou être licenciée pour faute grave. La direction nie une discrimination généralisée à l’égard de ces femmes et affirme sans rire que ces mesures concernent « seulement quelques procédures individuelles ». Elle a cependant présenté son ultimatum comme une mesure disciplinaire, justifiant le licenciement par une faute grave liée au non‑respect de la politique vestimentaire de l’entreprise. Mais elle se refuse à donner des chiffres précis sur le nombre de salariées concernées. Encore une fois des travailleuses musulmanes (ou supposées telles) sont prises pour cible d’une politique discriminatoire.